j'avoue j'aime pas trop le foot ... mais marseille c'est quand meme pas pareil
marseille c'est tout un peuple uni dérriére son club
un club uni
pas de holligane ....
un respect total
une fraternité uni dans le stade vélodrome
pour ça ke moi je dis allez l'OM
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L'Olympique de Marseille (couramment abrégé en OM) est un club de football français fondé en 1899[2]. Le club marseillais est présidé par Pape Diouf depuis décembre 2004 mais l'actionnaire majoritaire (ayant par moments joué le rôle de mécène) est Robert Louis-Dreyfus. L'équipe première, entraînée par Éric Gerets depuis le 25 septembre 2007, évolue en Ligue 1 et dispute en 2008-2009 la Ligue des Champions.
L'Olympique de Marseille évolue définitivement au Stade Vélodrome depuis 1958[3] et s'entraîne à la Commanderie[4]. Le club a remporté huit championnats de France, dix Coupes de France et une Ligue des Champions (en 1993 contre le Milan AC sur le score de 1-0 grâce à un but de Basile Boli[5]). Marseille a participé à la première édition de la Coupe de France de football ainsi que du Championnat de France de football professionnel[6].
Rétrogradé en deuxième division à la suite de l'affaire VA-OM en 1994[7], le club évolue en première division depuis 1996[8].
HistoireRepères historiquesGenèseSelon André Gascard, ancien joueur, entraîneur et dirigeant avant de devenir archiviste de l'OM, le club omnisports de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail[9] en 1892[10], bien que son nom actuel soit adopté en 1899. Le club est en fait issu de la fusion du Football Club de Marseille et du club d'escrime L'Épée. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900[11]. Aux débuts du club omnisports, le rugby est le sport vedette, et c'est à ce moment que la devise du club Droit au but prend son origine. Affilié à l'USFSA depuis 1898, le football est pratiqué grâce à l'impulsion d'Anglais et d'Allemands véritablement à partir de 1902[10]. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM grâce à son organisation et son budget devient rapidement le club phare de la ville (reléguant le Sporting, le Stade ou la Phocéenne au second plan) et évolue au stade de l'Huveaune[12].
En 1904[13], l'OM remporte son premier championnat du littoral (concernant les clubs de Marseille et sa banlieue) et participe aux phases finales du onzième championnat de France. À cette époque, le terme « association » est le plus souvent employé tandis que le mot « football » désigne principalement le rugby, notamment en province.
Sur le plan national, l'OM n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 1904, 1905, 1906 et 1908[13], mais domine sans partage au niveau régional en décrochant cinq titres de champion de France d'affilée. Mais le club rival du Stade Helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France[13]. La première guerre mondiale va suspendre presque toute activité sportive. La paix revenue, une toute nouvelle épreuve qui va faire de l'OM son plus illustre représentant apparaît : la Coupe de France. Le premier match voit l'OM battre l'Herculis de Monaco sur le score de 7 buts à 0[14]. Au niveau national, l'OM échoue en finale du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1)[13]. L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance au niveau national, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.
Premières victoires nationalesC'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et débute une politique d'achat de stars, imitant ainsi la politique du grand rival sètois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924, Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire historique de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des trois buts français[15]. L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 1924 (succès 3-2 face au FC Sète), 1926 et 1927 [16], devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateurs en 1929 contre le Club français[17].
Aux débuts des années 1930, l'OM continue sur ses succès, s'impose encore dans le Championnat Sud-Est et se livre à de grandes rencontres face à l'autre grand club de la région : le FC Sète. Tous ces succès permettent à l'OM d'adhérer au groupement des clubs professionnels et d'intégrer le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation en nommant un président, un secrétaire général et un trésorier entre autres[18].
Entrée dans l'ère du professionnalismeCe championnat national est divisé en deux poules, l'OM terminera second[19] de sa poule derrière le futur champion de France, l'Olympique Lillois, bien qu'ils les aient battus en match d'ouverture sur un score sans appel de 7 buts à 0[20].
Les supporters attendent 1937 pour voir enfin l'OM remporter son tout premier championnat de France, ceci grâce à une meilleure différence de buts vis-à-vis du FC Sochaux (+30 contre +14)[21]. Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au Stade Vélodrome, ayant alors une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino FC (2-1)[22]. Entre-temps, l'OM assume avec succès sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (où ils deviennent le club le plus titré avec le Red Star[23]) et 1938[24], après avoir échoué contre le FC Sète en 1934[25]. L'équipe, malgré malgré le départ de son gardien Di Lorto pour le FC Sochaux[26], est renforcée par l'arrivée d'un jeune attaquant français, Mario Zatelli qui deviendra au fil du temps un personnage emblématique du club (comme joueur puis entraîneur), du brésilien Vasconcellos et du Marocain Larbi Ben Barek (surnommé la « perle noire »[27]). Les Olympiens, qui déménagent du stade de l'Huveaune pour jouer au Stade Vélodrome[22], sont vice-champions en 1938 et 1939.
Années 1940Le football continue malgré la Seconde Guerre mondiale et en 1941 Marseille termine premier du championnat de la zone Sud ; ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'OM fait parler la poudre ; 100 buts[28] sont inscrits en championnat dont 20 au cours d'un match contre Avignon sur le score de 20-2 et où Emmanuel Aznar inscrit 8 buts[29]. Dans le même temps, le club remporte, après un échec en 1940 face au RC Paris[30] (2-1), pour la cinquième fois la Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une bonne génération de footballeurs comme Roger Scotti ou encore Georges Dard. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et échoue en finale au Stade de l'Huveaune face au FC Metz[31].
En 1948, l'OM redevient champion de France, onze ans après le dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3)[32]. En 1949 est lancée un second club professionnel, le GSC Marseille, surnommé Marseille II, qui deviendra une simple succursale de l'OM, et qui disparaîtra dans l'anonymat en 1951[33].
Années 1950 et premières descentesEn 1952, l'OM échappe de peu à la relégation grâce notamment à son buteur suédois Gunnar Andersson (qui terminera meilleur buteur de ce championnat) et réussit à sauver sa place lors des barrages contre le Valenciennes FC où l'OM perd 3-1 au match aller avant de s'imposer 4-0 au match retour[34]. L'OM reçoit aussi cette saison une véritable leçon de football de l'AS Saint-Étienne, venu s'imposer à Marseille 10-3[35].
En 1953, Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 buts, soit 56% des buts marseillais[36], ensuite l'OM parvient à deux reprises en finale d'une compétition, celle de la Coupe de France en 1954 perdue 2-1 contre l'OGC Nice avec le retour de Ben Barek, et celle de la Coupe Drago en 1957 gagnée 3-1 contre le RC Lens.
Malgré ses coups d'éclats en coupes, l'OM n'y arrive pas en championnat. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 1958[37], Marseille descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Même la Coupe ne réussit plus à l'OM ; ils tombent au premier tour face au dernier de D2. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant dixième. Après une première tentative en 1961, les Marseillais remontent en 1962 mais redescendent de nouveau en 1963, après une piètre dernière place[38], avec une première participation en Coupe des villes de foires où ils tomberont dès le premier tour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise sur un score cumulé de 4 buts à 3 .
1965 : arrivée de Marcel LeclercMarcel Leclerc, natif de Marseille, décide de reprendre la tête de l'OM en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent 14ème du classement, sont humiliés au sixième tour de la Coupe de France au Vélodrome contre les amateurs du Gazélec Ajaccio (1-5). Cette saison est aussi celle d'un match tristement célèbre pour les Marseillais, celle de la plus faible affluence au Vélodrome à ce jour : le 23 avril 1965, seulement 434 spectateurs sont présents à Marseille pour assister à la confrontation OM-US Forbach[39]. Mario Zatelli, arrivé un an auparavant occupe le poste d'entraîneur. Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966 puis de remporter sa sixième coupe de France en 1969[40] et après une magnifique lutte contre le rival stéphanois de décrocher le titre de champion de France en 1971 avec un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar (qui marque 44 buts) et de Roger Magnusson[41]. L'OM frappe ensuite un grand coup en recrutant les Verts Georges Carnus et Bernard Bosquier.
En 1971, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs champions[42], mais est éliminé une première fois au deuxième tour par l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff puis par la Juventus de Turin[43] en 1972, l'année où Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe[44].
Cette période reste ancrée dans la mémoire collective marseillaise, notamment caractérisée par son président Leclerc qui lui permit de redonner des titres à un club en perte de vitesse. C'est sous son ère que le public marseillais a la chance de pouvoir voir évoluer Josip Skoblar, Roger Magnusson, Jean Djorkaeff et Jules Zvunka. Mais Marcel Leclerc sera contraint de démissionner en 1972 et accusé de détournement de fonds[45]. Après une saison difficiles avec une douzième place, notamment marquée par le départ de Roger Magnusson pour le Red Star et une élimination sévère face au FC Cologne en Coupe UEFA, le club finit vice-champion en 1975 avec les Brésiliens Paulo César Lima et Jair Ventura Filho (connu sous le nom de Jaïrzinho[46]) et gagne une neuvième victoire en coupe de France en 1976[47]. Les saisons suivantes, l'OM termine douzième puis quatrième et en 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM malade[48].
1980-1986 : années noiresLe début des années 80 est plus que difficile pour les phocéens qui se voient relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire de l'OM. L'Olympique de Marseille est mis en liquidation judiciaire en avril 1981. Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les Minots[49], vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José Anigo, Éric Di Meco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1)[50]. Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisième puis quatrième), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec des recrues Zarko Olarevic, Saar Boubacar, François Bracci et le club retrouve sa place dans l'élite au terme d'une saison extraordinaire[51].
Le retour à l'élite est compliqué mais les Marseillais arrivent à accrocher le maintien et la saison suivante perd la finale de la Coupe de France 1986 face aux Bordeaux !Girondins de Bordeaux (2 buts à 1 aux prolongations)[52].
1986-1994 : Tapie aux commandesArrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe[53]. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club.
Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs. À son arrivée, il engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Autrement dit, Tapie se donne d'entrée les moyens de ses ambitions. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.
L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Eric Cantona et des entraîneurs de grand talent tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club remporte au niveau national, après avoir été le dauphin des Bordeaux !Girondins de Bordeaux en 1987, quatre championnats de France de 1989 à 1992 et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP fera même la bise à François Mitterrand[54]. Les Monégasques se vengeront en 1991 (défaite 1 but à 0).
Mais pourtant c'est bien au niveau européen que l'OM va vivre ses plus grandes heures. Le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp[55] ainsi que la demi-finale litigieuse en Coupe d'Europe des clubs champions face au Benfica Lisbonne en 1990 ; les Olympiens avaient gagné le match aller de la demi-finale 2-1 et le score du match retour était de 0-0 quand le lisboète Vata marqua un but de la main validé par l'arbitre[56]. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Etoile Rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3)[57]. Un parcours européen 1991 marqué entre autre par l'élimination de l'AC Milan en 1/4 de finale, double tenant du titre. Ce grand Milan AC sera encore défait par l'Olympique de Marseille mais cette fois en finale de la très prestigieuse Ligue des Champions à Munich (1-0) le 26 mai 1993[5]. Cette victoire est historique ; en effet pour la première fois de l'histoire du football français, un club remporte la Coupe d'Europe. De cette victoire émergera un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».
Mais la grande ère Tapie s'arrête brusquement en 1993 avec l'affaire VA-OM.
Affaire VA-OM et conséquencesLe 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC[58].
Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l'OM et rétrograde le club en seconde division. L'UEFA exclut Marseille de la compétition européenne 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe d'Europe) et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe Intercontinentale[58].
Marseille finit deuxième du championnat en 1994 avec l'émergence d'un grand joueur qui marquera le championnat de France, Sonny Anderson. Mais le conseil fédéral rétrograde l'OM en deuxième division[58].
Après une brillante première année en D2, l'OM termine à la première place du classement (grâce notamment à De Wolf, Cascarino et Ferreri). Sur leplan européen, les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir passé l'obstacle grec de l'Olympiakos Le Pirée[59]. Néanmoins le club dépose le bilan et reste une année de plus dans l'antichambre de l'élite.
Cette année-là fut plus laborieuse avec un départ difficile, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison. L'OM allait à nouveau goûter à la première division en 1996-1997.
Arrivée de Robert-Louis DreyfusRolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Il fait signer Laurent Blanc, Andreas Köpke et Fabrizio Ravanelli, ce qui permet au club de retrouver la coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée[60]. Lors de la saison 1998-1999, l'OM fête son centenaire, et pour cette occasion le club investit dans de nombreux joueurs de talents : Robert Pirès, Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe de stars, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux avec à la clé une moyenne record de points par match pour un dauphin (2,09) soit 71 points après 34 journées et atteint la finale de la coupe UEFA qu'il perd contre le Parme AC[61]. Cette saison sera aussi marquée par un match mémorable : le 22 août 1998, l'OM est mené au Vélodrome 4-0 jusqu'à la 61ème minute et le but de Florian Maurice. Dès lors, la furia marseillaise s'empare du Vélodrome et l'OM finit par battre les Montpelliérains 5 buts à 4, sur un pénalty transformé par le capitaine Laurent Blanc[62].
Cette belle mais finalement infructueuse saison ne sera pas confirmée par la suite : bien que l'effectif soit renforcé par le jeune espoir français Stephane Dalmat, l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko et le prêt de l'international espagnol Ivan de la Pena , il voit surtout la perte très préjudiciable de son capitaine et leader naturel Laurent Blanc poussé vers la sortie dès le début de l'été. En Ligue des Champions, où les Marseillais se feront éliminés lors de la seconde phase de poules, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United, qui restait sur une impressionnante série de 18 rencontres européennes sans la moindre défaite[63]. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999 victime d'un début de saison raté remplacé par Bernard Casoni.
Lors des trois saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent, l'OM frôle la relégation à deux reprises terminant à la quinzième place en 2000 et 2001. En 2002, Alain Perrin arrive et permet au club de se hisser en haut du classement, parvenant même à se qualifier pour la Ligue des Champions. Mais il part lors de l'élimination au premier tour contre le FC Porto (futur vainqueur) et le Real Madrid (tenant du titre)[64]. L'OM poursuit sa route en coupe UEFA et, grâce notamment à Didier Drogba, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé Newcastle United, l'Inter Milan et Liverpool FC. Mais le Valence CF les bat 2-0[65].
Pape Diouf aux commandes : podiums et finalesDrogba parti à Chelsea, le club, dirigé par le Sénégalais Pape Diouf (l'actionnaire principal étant toujours Robert Louis-Dreyfus), connaît de nombreux changements dans son effectif et ne pourra atteindre mieux qu'une cinquième place en championnat en 2005 et 2006, par contre le club réussit à parvenir en finale de la coupe de France qu'il perd contre le Paris Saint-Germain 2-1 en 2006[66]. C'est lors de cette saison qu'un joueur parvient à émerger sur le plan international : Franck Ribéry, qui devient pendant la coupe du monde titulaire en équipe de France. Pour la saison 2006-2007, Albert Emon qui prône le jeu offensif devient l'entraîneur et le club compte les arrivées de Djibril Cissé ou de Ronald Zubar. L'OM retrouve le haut du classement et prend la place de vice-champion (meilleure performance depuis 1999) derrière l'Olympique lyonnais et dispute une nouvelle finale de coupe de France qu'il perd aux tirs aux buts contre le FC Sochaux[67]. Cette saison est marquée par l'éclosion de Cédric Carrasso et Samir Nasri aux côtés de Ribéry, Cissé et Niang. Avec cette qualification pour la Ligue des Champions, et le départ du meneur de jeu Franck Ribéry au Bayern Munich pour plus de 20 millions d'euros, l'OM se montre très actif lors du mercato d'été 2007-2008 avec notamment les arrivées de Boudewijn Zenden, Karim Ziani, Benoît Cheyrou ou encore Steve Mandanda. Avec ce mercato ambitieux, l'OM devient aux yeux des médias le principal adversaire du champion en titre, l'Olympique lyonnais. Mais cet enthousiasme prend fin avec un début de saison catastrophique (1 victoire en 9 matchs) ce qui entraînera, après une énième défaite à l'AJ Auxerre, le limogeage de l'entraineur Albert Emon et l'arrivée du Belge Eric Gerets, marquée par une victoire historique à Anfield Road contre le Liverpool FC[68]. Cette saison là, les Phocéens terminèrent finalement troisième.
LogoRené Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspira de son sceau personnel, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du club. La devise Droit au but du défunt Football Club de Marseille[69] est reprise par le club et est placée en travers du blason.
Le logo de l'OM connaitra une version Art déco (1935-1972), plus kitsch (1972-1986) mais le principal changement reste l'apparition de l'étoile symbolisant la victoire en Ligue des Champions en 1993[69].
A l'occasion du centenaire en 1999 est introduit une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA.
Le 17 février 2004[69] est présenté un nouveau logo qui se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone[70] et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en-dessous et en lettres dorées.
CouleursLe club phocéen arbore, à domicile, un maillot blanc avec un short blanc, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie autant pour se démarquer de l'ancien club du Football Club de Marseille, qui évoluait en noir, que pour évoquer la pureté de l'olympisme prôné par Pierre de Coubertin (les athlètes des Jeux Olympiques de 1896 à Athènes étaient tous vêtus de blanc couraient tout de blanc vêtus)[71].
En 1969 la tenue est modifiée avec l'apparition d'un col de couleur bleue, la deuxième couleur de Marseille ainsi que l'apparition du logo du Coq Sportif, premier équipementier du club. En 1971, le col bleu devient tricolore suite au titre de champion de France. En 1974, avec l'arrivée d'Adidas, trois rayures bleues sont présentes sur les côtés du maillot et du short.
En 1980 , le maillot devient blanc à rayures fines bleues.
En 1985, l'OM revient au maillot blanc avec deux bandes bleues sur les manches, le maillot extérieur étant le même avec les deux couleurs interverties. De plus, un troisième maillot est arboré en 1989 pour la Coupe de France à l'occasion du doublé Coupe-Championnat avec une large bande bleue horizontale sur le torse.
Le maillot arboré de 1991 à 1994 possède trois bandes bleues sur l'épaule droite.
Depuis 1994, le bleu devient bleu ciel et le design des maillots est en constante évolution ; bandes bleu ciel sur le torse entre 1994 et 1998, croix bleue en 2000, 2004, 2005 et 2006 ou encore ensemble complètement blanc en 1998 ou en 2003.
En 1998, pour célébrer le centenaire du club, les joueurs portent un troisième maillot qu'ils portent lors de matchs de gala et de Coupe UEFA, il est de couleur dorée.
De 1999 à 2003 le troisième maillot sera bleu marine puis lavande lors de la saison 2003-2004.
En 2004, le troisième maillot est noir et jaune, en hommage aux Minots où figurait notamment José Anigo, il sera mi-bleu marine mi-or la saison suivante, et totalement bleu marine en 2006-2007 (ce maillot passera totalement inaperçu à cause du naufrage marseillais en Coupe UEFA).
Lors de la saison 2007-2008, le maillot extérieur marseillais ressemblait tellement au maillot de l'Argentine qu'il fut surnommé l'Argentin par les supporters marseillais. De plus, l'OM se met au orange - couleur des supporters marseillais - pour la Coupe d'Europe ; le club enregistre un record absolu de ventes de maillots avec 325 000 maillots vendus[72].
Pour la saison 2008-2009, le maillot domicile fait apparaître pour la première fois les armoiries de la Ville. L'extravagance du maillot extérieur avec un style jacquard rétro s'oppose quand à elle à la sobriété de la parure européenne avec un haut doré et un short noir.
L'OM est sponsorisé depuis 1971. Le premier accord fut signé avec But !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc et durera 4 ans. Depuis, le club provençal a arboré les noms de Michel Axel (1975-76), du Centre Barneoud (1976-77), du Mas d'Auge (1977-80), du Zoo de Marseille (1980-81), de Faure (1981-82), d'Euromarché (1982-83), de RMC (1983-86), de Maison Bouygues (1986-8
8), d'Alain Afflelou (1988-89), de Panasonic (1989-92), d'Eurest (1992-95), de Parmalat (1995-97), d'Ericsson (1997-2001) ou encore de Khalifa Airways (2001-2003). De 2003 à 2008, les maillots domicile et extérieur eurent pour sponsor Neuf Telecom, entreprise appartenant à Robert-Louis Dreyfus. De plus , le maillot Europe fut sponsorisé par Indesit en 2003 et Internity en 2006. En 2008, l'Olympique de Marseille est sponsorisé à domicile par Direct Energie, à l'extérieur et en Europe par Neuf Telecom. En ce qui concerne les équipementiers, c'est Adidas qui fournit le club depuis 1974, et ce jusqu'en 2014[73], avec une interruption de 1994 à 1996 où le Japonais Mizuno est l'équipementier des Phocéens. Avant eux, Le Coq Sportif (1969-1974) était responsable des maillots.
PalmarèsLa liste suivante récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes. Les Marseillais n'ont pas souvent brillé en Coupe d'Europe avant les années 1990 lorsqu'ils terminent à la deuxième place de la compétition, avant de l'emporter en 1993. Deux finales de Coupe UEFA suivront.
Côté hexagonal, si l'AS Saint-Étienne reste le club le plus souvent couronné avec dix titres de champion de France professionnel, Marseille occupe une brillante place de dauphin devant l'Olympique lyonnais, tenant du titre depuis 2002, qui a remporté 7 titres consécutifs. Toutefois, les titres de champion de France ont été remporté sur périodes assez courtes, assez irrégulièrement dans l'histoire du club avec notamment la période 1969-1975 et 1986-1992.
La Coupe de France a une saveur spéciale en France[74] et encore plus du côté marseillais car l'OM, avec dix titres, en détient le record, même si le trophée lui échappe depuis 1989[75].
Ligue des Champions (1) Vainqueur : 1993.
Finaliste : 1991.
Coupe UEFA Finaliste : 1999 et 2004.
Coupe Intertoto (2) Vainqueur: 2005 et 2006.
Championnat de France (8)[76] Champion : 1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991 et 1992.
Vice-champion : 1938, 1939, 1970, 1975, 1987, 1994, 1999 et 2007
Coupe de France (10) Vainqueur : 1924, 1926, 1927, 1935, 1938, 1943, 1969, 1972, 1976 et 1989.
Finaliste : 1934, 1940, 1954, 1986, 1987, 1991, 2006 et 2007.
Championnat de France D2 (1) Champion : 1995.
Vice-champion : 1966, 1984, 1996
Challenge des Champions (1) Vainqueur : 1971
Finaliste : 1969, 1972
Championnat de France Amateurs(1)
Champion : 1929[77]
Coupe Charles Drago (1) Vainqueur : 1957
Championnat DH Sud-Est (4) Champion : 1927, 1929, 1930 et 1931.
Championnat de France de football USFSA Vice-champion : 1919[13]
Championnat USFSA Littoral (6)[13] Champion : 1904, 1905, 1906, 1907, 1908 et 1919.
Vice-champion : 1909, 1910, 1911, 1912, 1913 et 1914.
Tournois saisonniers : Tournoi d'Auxerre (1) : 1988[78]
Tournoi indoor de Marseille (1) : 1990[79]
Tournoi de Paris (1) : 1991.
Coupe des Rois de Genève (1) : 2000[80]
Défi Celte TV Breizh (1) : 2001[81]
Trophée Ville de Barcelone (1) : 2005[82]
Challenge Michel Moretti (1) : 2008[83]
Réserve Championnat de France des réserves professionnelles (1) Vainqueur : 2002[84]
Championnat DH Méditerranée (2) Vainqueur : 1958, 1966
Jeunes Coupe Gambardella (1) Vainqueur : 1979[85]
Coupe des Juniors Finaliste : 1937[85]
Championnat de France des 16 ans (1) Vainqueur : 2008[86]
Championnat National des Cadets (1) Vainqueur : 1979[87]
Coupe des Cadets Finaliste : 1973[88]
Coupe nationale des poussins (4)[89] Vainqueur : 1987, 1991, 1995, 1996
Finaliste : 1992
Rugby Championnat du Littoral Champion : 1899, 1900, 1901, 1902, 1903, 1904, 1905, 1906, 1907[90]
Vice-champion : 1909[91]
Championnat de France Promotion (Troisième Division) (1) Champion : 1937[92]
Basket-ball Coupe de France féminine
Finaliste : 1958[93]
Championnat de France Excellence (1) Vainqueur: 1952